Culture
Célébration du Québec en musique et en variété - Québec en blanc
Les productions B organisent au mois de mars prochain au théâtre Corona une célébration du Québec en musique et en variété, avec Luc Picard, Nicolas Pellerin et les grands Hurleurs, Emmanuel Bilodeau, Taktika et les Oeuvriers. La soirée s’intitule le “Québec en blanc” et cela a pour but de fêter notre culture et notre langue en plein hiver, en d’autres mots, c’est la St-Jean de l’hiver.
Vous pouvez aller sur YouTube: Le Québec en blanc :
http://www.youtube.com/watch?v=O623oGgN3sM” afin de voir en vidéo les messages des artistes participants.
Vous pouvez vous procurer des billets au 514-790-2525 au aller sur le site du Théâtre Corona au 514-790-2525
«Le Québec est dans une situation problématique où il lutte aussi pour sa survie…»
Article de Mame Aly KONTE publié dans le SudOnLine (Drakar) le 18 janvier 2012

Tout ce que vous dites là, les gens ne les ont pas toujours avant de venir ici ?
Ils ne l’ont pas forcément. Même s’il y a parmi eux certains qui ont la capacité de s’adapter à de telles situations. Il y a certains qui peuvent être encadrés en organisant leur venue, mais il y en a beaucoup qui arrivent au Canada et qui se rendent compte que la réalité n’est pas la même que celle qu’ils avaient imaginée au départ ou qu’on leur avait décrite.
Quand vous parliez de la question liée à l’âge, vous avez souligné que l’âge idéal devrait s’arrêter aux alentours de 35 ans. Ce qu’on constate cependant est que de plus en plus de gens âgés de 40 voir 50 ans ou plus, arrivent au Canada.
Oui, j’ai pensé à cette classe d’âge. Parce que quand on regarde au niveau de l’âge, on dit par exemple 35 ans, 37 ans au maximum, parce qu’on sait que ce sont des gens qui vont faire l’effort de recommencer à « zéro » ou de pouvoir s’adapter rapidement à la nouvelle tendance qu’ils ont choisie. Mais celui qui a 40 ans voire 45 ans, il avait une situation confortable pré-migratoire (voiture de fonction, femme de ménage, toutes les conditions réunies pour mener une vie tranquille) ; et que parfois il a du mal à faire ce qu’on appelle le deuil professionnel. Dés son arrivée, il se rend compte tout de suite que la réalité est plus difficile. S’il vient en famille, il doit trouver une place en garderie pour chacun de ses enfants. Si on lui demande de retourner à l’école parfois, c’est souvent un choc qu’il ressent parce qu’il a été sélectionné sur la base de ses compétences. Alors que le jeune qui arrive se dit « j’ai mon avenir devant moi, je suis capable de recommencer à zéro » ; ce qui n’est pas le cas de celui qui est âgé qui a acquis une solide expérience dans son pays d’origine. Cette personne expérimentée subit un double choc culturel et professionnel. Elle n’était pas informée de la réalité qu’elle allait trouver sur place ou semblait l’ignorer ou avait fait le choix pour assurer l’avenir de ses enfants. Les gens ont parfois des attentes irréalistes par rapport au marché du travail québécois. L’image idyllique qu’ils avaient de la société avant leur arrivée risque de leur jouer un mauvais tour s’ils ne prennent pas le temps de bien s’informer sur les réalités socioculturelles de la société d’accueil.
LANGUE DE MOLIERE OU DE SHAKESPEARE AU QUEBEC ? (1er partie)
Entrevue de Mario Beaulieu avec d’Isidore Grao pour La Voix De Cartier publié le 16 janvier 2012

IG : Pour revenir sur le référendum de 1995 alors que de nombreuses zones d’ombre ont émaillées le déroulement de ce vote, le « non » est passé d’extrême justesse. Ce qui n’était pas le cas pour le premier référendum. Donc on peut parler de demi-victoire, pourquoi ne pas avoir tenté à moyen terme, un nouveau référendum ? Que s’est-il donc passé ?
MB : Effectivement, on a constaté que l’appui à la souveraineté dans l’année qui a suivi le référendum, continuait d’augmenter. On est donc passé très près de la victoire. Et ce, malgré les milliers de certificats de citoyenneté qui avait été accordés aux nouveaux arrivants. Ce qui a manifestement aidé au « non ». Il y a eu aussi le dépassement des limites de financement permises et le changement de Premier Ministre. Pour rappel, M. Jacques Parizeau était Chef du Parti Québécois lors du référendum. Par la suite, ce fut Lucien Bouchard. Celui-ci avait fait une très belle performance pendant le référendum. Il était issu du parti conservateur, (parti fédéraliste), et était devenu fraichement souverainiste. Bouchard n’a fait aucune action pour relancer un éventuel référendum, aucune campagne. Ce fut plutôt la tendance inverse une stratégie qui visait à calmer le jeu. On nous répétait qu’il ne fallait pas réagir aux provocations du gouvernement fédéral qui faisait une campagne d’intimidation avec son plan B, et menaçait d’avoir recours à la partition du Québec. Monsieur Jean Chrétien répétait le slogan qui avait été utilisé par la Yougoslavie et la Bosnie en l’appliquant au Québec alors que cela était tout à fait contraire aux lois internationales. Plutôt que de réagir et de mobiliser la population, le Parti Québécois ne répondait pas à ces provocations là. M. Bouchard qui avait été aussi ministre responsable du dossier linguistique pour le gouvernement fédéral, était plutôt favorable au bilinguisme institutionnel. Il avait une position tout à fait contraire à celle que tenait le Parti québécois qui visait à ce que le français soit la seule langue officielle pour les services publics en aménagant des mesures d’exception pour la minorité historique d’anglophone. Donc tout cela a causé des conflits internes assez importants au parti Québécois. Il y a eu un congrès important en 1996 où Monsieur Lucien Bouchard déclare que si l’on réalisait le programme du parti québécois il ne pourrait plus se regarder dans le miroir. Donc il a fait retirer ce programme pour assurer l’avenir du français, y compris l’application de la loi 101 aux CEGEPS et l’abolition de la loi 86. Cette loi 86 avait affaiblie la charte de la langue française dans tous ses secteurs d’application depuis 1993. A ce moment là tous les députés du parti québécois s’étaient engagés à abolir la loi 86 dès la reprise du pouvoir. Quand le parti Québécois a repris le pouvoir Monsieur Jacques Parizeau a tout concentré sur le référendum.