Blogue de Mario Beaulieu
Le lundi 20 mai, c'est la Journée nationale des patriotes: Vive la liberté! Vive la démocratie!
Venez revivre les grands moments de l’histoire des patriotes de 1837-1838 sur les lieux mêmes où ils se sont déroulés. La SSJBM vous invite à une pièce de théâtre intégrée dans un circuit piétonnier patrimonial. Arrivez à la Place Émilie-Gamelin à partir de 13 h 30 lundi pour un parcours historique en passant par le monument Jean-Olivier Chénier, la maison de Louis-Joseph Papineau, la Maison Viger, le Marché Bonsecours, l’imprimerie La Minerve de Ludger-Duvernay, pour se terminer vers 15 h 30 à la Place d’Youville, sur les lieux mêmes de l’ancien parlement du Canada brulé par les orangistes, où aura lieu le dernier acte et un grand spectacle en plein air mettant en vedette le groupe Alfa Rococo et le chanteur sénégalais Oumar Ndiaye. La pièce de théâtre est mise en scène par Denis Trudel, avec la participation des comédiennes et des comédiens Mélanie Laberge, Emmanuel Reichhenbach, Michel Savard et Marie-Ève Soulard-La Ferrière.

Les Patriotes se sont battus pour la démocratie parlementaire, pour des droits égaux pour ceux qu’on appelait alors les canadiens français et contre la corruption du gouvernement. Vive les patriotes! Vive la liberté!
Programmation de toutes les activités au Québec
Le gouvernement fédéral n’a pas à se mêler du contenu des cours d’histoire au Québec
Pour comprendre le présent, il faut connaître le passé. La connaissance de l’histoire est fondamentale dans la formation de l’identité d’une nation. C’est pourquoi la décision du ministère du Patrimoine canadien de financer une vaste étude comparative sur l’enseignement de l’histoire au Québec et dans les autres « provinces » est inacceptable. Ottawa multiplie ses interventions depuis des décennies dans l’enseignement de l’histoire, et cela, on s’en doute, en vue de l’accorder aux valeurs nationalistes canadiennes et de mettre sous le boisseau la question nationale québécoise. Par exemple le gouvernement fédéral finance la Chaire de recherche du Canada en histoire, dirigée Jocelyn Létourneau, lauréat du prix de la Fondation Trudeau et membre de la Société royale du Canada, et qui défend la récente réforme des cours d’histoire au secondaire au Québec. Ces dernières années, on a vu, toute la propagande révisionniste fédérale mise en action autour du 250e de la Bataille des plaines d’Abraham, puis du bicentenaire de la guerre de 1812, sans parler des préparatifs actuels pour célébrer en 2015 le bicentenaire de la naissance de Sir John A. Macdonald.
Un statut bilingue à Montréal équivaudrait à une mise à mort de la métropole française des Amériques
Le groupe de pression anglophone «Canadian Rights in Quebec» (CRITIQ) a récemment orchestré une campagne de pression à l’égard des conseillers municipaux de Montréal dans l’objectif que la ville de Montréal ait un statut bilingue. Cette revendication correspond à une attaque en règle pour minoriser définitivement les usagers du français, autant dans leur langue maternelle que dans la langue d’usage et la langue de travail.
Les services gouvernementaux ont un rôle crucial à jouer dans l’accueil et la francisation des nouveaux arrivants. Quand des services gouvernementaux sont donnés en anglais, ils envoient alors le message que le Québec est un État bilingue où il n’est pas nécessaire de connaître le français. Le bilinguisme officiel, institutionnel ou social (et non pas individuel) favorise invariablement l’assimilation des langues minoritaires. C’est pourquoi, dans la plupart des États, des législations linguistiques établissent une langue officielle sur un territoire donné.
C’est avant tout à Montréal qu’il faut faire du français la langue publique commune. La région métropolitaine comprend près de la moitié de la population du Québec. Elle englobe près de 80 % de la population d’expression anglaise, héberge la direction de la plupart des grandes filiales étrangères et accueille plus de 85 % des nouveaux arrivants qui s’établissent au Québec. Le sort du français se joue donc à Montréal.